Le Blast Club suscite un intérêt croissant chez les investisseurs en quête d’opportunités dans le monde des startups. Fondé par Anthony Bourbon, ce club d’investissement novateur permet de participer au financement de jeunes entreprises prometteuses à partir de 1 000 €. Mais qu’en est-il réellement du retour sur investissement et des risques associés ? Plongeons dans les coulisses de ce concept qui démocratise l’accès au capital-risque en France et, progressivement, en Europe.
🟢 Accessible dès 1 000 € · ⏳ Horizon long terme · ⚠️ Risque élevé
Le concept du Blast Club : démocratiser l’investissement en startup
Le Blast Club se positionne comme un pont entre les investisseurs particuliers et l’univers des startups. Son fondateur, Anthony Bourbon, fort de son expérience entrepreneuriale, a conçu une plateforme web permettant à chacun de devenir acteur du financement de l’innovation. Le média spécialisé dans l’entrepreneuriat a largement relayé ce modèle, soulignant la rupture qu’il représente face aux circuits traditionnels de capital-risque réservés à une poignée de business angels.
Le processus repose sur plusieurs piliers :
- Sélection rigoureuse de 2 à 3 startups par mois parmi 300 dossiers analysés
- Investissement personnel d’Anthony Bourbon dans chaque projet proposé — un alignement d’intérêts rare dans ce secteur
- Accès à des formations, des podcasts exclusifs et à une communauté d’investisseurs engagés
- Accompagnement des startups post-investissement pour maximiser leurs chances de succès
- Accès à une plateforme en ligne permettant de suivre ses investissements en temps réel
Cette approche démocratise l’accès à des opportunités d’investissement traditionnellement réservées aux fonds de capital-risque institutionnels. Avec déjà 8 000 membres actifs et 55 millions d’euros investis depuis son lancement, le Blast Club a clairement trouvé son public en France. Des entrepreneurs, cadres supérieurs et profils tech constituent la majorité des membres, attirés par l’idée de participer à des aventures entrepreneuriales à fort potentiel. Pourtant, il est crucial de comprendre les mécanismes financiers et les risques inhérents à ce type d’investissement avant de se lancer.
✅ À retenir
Le Blast Club n’est pas un fonds commun de placement classique. C’est un club deal structuré autour de la sélection personnelle d’Anthony Bourbon : chaque startup présentée aux membres a d’abord été retenue dans un dossier soumis à une due diligence interne. Le doc d’analyse accompagne chaque opportunité, ce qui permet aux membres d’évaluer le projet avant d’investir.
Sur le plan géographique, si le Blast Club est ancré en France, son regard se tourne vers des startups à ambition globale, capables de s’étendre en Europe et au-delà. C’est d’ailleurs l’un des critères de sélection mis en avant par l’équipe : une startup locale avec un potentiel de développement web et international sera privilégiée face à un projet trop centré sur un marché de niche.
⚠️ Frais et structure financière : comprendre l’engagement
Investir via le Blast Club implique plusieurs niveaux de frais qu’il convient d’analyser attentivement. La transparence sur ces coûts est essentielle pour évaluer le retour sur investissement net réel.
| Type de frais | Montant |
|---|---|
| Adhésion annuelle | 1 000 € à 10 000 € selon la formule |
| Frais de gestion | 3 à 5 % sur chaque investissement |
| Commission sur plus-values | 20 % lors de la revente |
Ces frais peuvent sembler conséquents, mais ils s’inscrivent dans la logique du capital-risque où la rémunération est liée à la performance. Notons que le retour sur investissement s’exprime en multiple de la mise initiale, et non en pourcentage annualisé comme on peut le trouver dans d’autres classes d’actifs. Anthony Bourbon annonce un multiple moyen de 9 sur 4 ans pour ses investissements personnels — un chiffre impressionnant qui mérite d’être contextualisé.
« Un multiple de 9x en 4 ans, c’est le résultat des meilleurs deals. Sur un portefeuille global, la performance réelle dépendra du taux de survie des startups et du timing des sorties. »
— Analyse indépendante, capital-risque France
L’horizon d’investissement est clairement orienté long terme, généralement plusieurs années, sans dividendes à attendre entre-temps. Les gains potentiels se réalisent à la revente des actions, possible via une plateforme interne du club. Cette structure incite à une vision patiente de l’investissement, alignée sur le cycle de développement des startups. Pour les membres souhaitant sortir avant une cession naturelle, la liquidité reste un point de vigilance : le marché secondaire interne au club est encore jeune.
⚠️ À garder en tête
La commission de 20 % sur les plus-values (carried interest) est standard dans le capital-risque, mais elle s’applique dès le premier euro de gain. Sur un investissement de 5 000 € transformé en 45 000 € (multiple x9), Anthony Bourbon percevrait 8 000 € de commission — ce qui reste cohérent avec l’alignement d’intérêts du modèle, mais doit être intégré dans votre calcul de retour net.

🎯 Profil de l’investisseur et diversification : les clés du succès
Le Blast Club s’adresse à un profil d’investisseur spécifique, conscient des risques et prêt à immobiliser une partie de son capital sur le long terme. Voici les quatre dimensions essentielles à évaluer avant de rejoindre la communauté des membres :
Il est recommandé de n’investir que ce que l’on est prêt à perdre. En capital-risque, le taux d’échec des startups peut dépasser 70 % sur un portefeuille non diversifié. Le Blast Club ne fait pas exception à cette réalité.
Répartir ses investissements sur plusieurs startups pour mutualiser les risques. Les membres les plus expérimentés conseillent de viser au minimum 10 à 15 tickets différents pour obtenir un effet portefeuille significatif.
L’investissement dans les startups devrait représenter entre 5 % et 20 % maximum du portefeuille global. Au-delà, l’exposition au risque non systématique devient difficile à absorber en cas de pertes simultanées.
Les retours sur investissement peuvent prendre plusieurs années à se matérialiser. Les dossiers de sortie (IPO, acquisition, cession secondaire) s’envisagent rarement avant 4 à 7 ans après l’entrée au capital.
Le club offre une diversité sectorielle intéressante, avec 28 startups financées depuis le lancement dans des domaines variés : nourriture, marketplaces, e-commerce, assurance, outils web (tools SaaS), services B2B. Cette variété permet aux membres de construire un portefeuille équilibré au sein même du club, sans avoir à prospecter sur d’autres plateformes. Chaque nouveau dossier est accompagné d’articles d’analyse, parfois d’épisodes de podcasts dédiés ou de vidéo de présentation du fondateur, pour permettre à l’investisseur de prendre une décision éclairée.
| ✅ Avantages du Blast Club | ❌ Limites à considérer |
|---|---|
| • Ticket d’entrée accessible (1 000 €) • Sélection rigoureuse des projets • Alignement d’intérêts avec Anthony Bourbon • Communauté active de membres en France • Dossiers d’analyse fournis (doc complet) • Accès à des formations, podcasts et vidéo |
• Frais cumulés significatifs (adhésion + gestion + carried) • Liquidité limitée avant cession • Historique de performance encore court • Risque de perte totale du capital investi • Dépendance au jugement d’un seul auteur principal |
Bilan et perspectives : un pari sur l’innovation française et européenne
Le Blast Club représente une approche novatrice de l’investissement participatif dans les startups. Son succès initial — 55 millions d’euros investis, une communauté active de 8 000 membres, 28 startups au portefeuille — témoigne de l’attrait croissant pour ce modèle en France. Le souffle d’enthousiasme autour du club s’explique aussi par la pédagogie déployée : des articles de fond, des épisodes de podcasts sur l’info startup, des dossiers thématiques et une vidéo par opportunité constituent un dispositif éducatif rare dans l’univers du capital-risque accessible au grand public.
Toutefois, plusieurs points méritent une analyse lucide :
- Les performances réelles du club restent à confirmer sur le long terme, étant donné son lancement récent. Les premiers dossiers arriveront à maturité dans les prochaines années, et c’est là que la promesse du multiple x9 sera véritablement testée.
- L’alignement des intérêts entre Anthony Bourbon et les membres du club est un facteur positif structurant, mais ne garantit pas le succès individuel de chaque startup.
- La sélection rigoureuse des projets (2 à 3 retenus sur 300 dossiers mensuels) suggère un processus de due diligence sérieux, proche des standards des fonds professionnels.
- L’accompagnement post-investissement des startups — qui va au-delà du simple apport en capital — peut constituer un avantage compétitif réel pour maximiser les chances de réussite.
- La dimension media et communauté du club (accès à du contenu exclusif, échanges entre membres, ligne directe avec l’équipe) apporte une valeur ajoutée que l’on ne retrouve pas chez un simple intermédiaire en ligne.
💡 Notre conseil
Avant d’activer votre lien d’inscription (avec ou sans paramètre utm tracké depuis un article partenaire), prenez le temps de lire l’intégralité du doc fourni pour chaque startup. Comparez les valorisations annoncées avec des benchmarks sectoriels disponibles librement en ligne. Un investisseur libre est un investisseur informé : ne laissez pas l’enthousiasme d’une vidéo de présentation remplacer votre propre analyse du dossier.
Sur le plan macro, le Blast Club s’inscrit dans un mouvement global de démocratisation du capital-risque, porté en France par des réformes réglementaires (statut de PSFP — Prestataire de Services de Financement Participatif) et une dynamique entrepreneuriale sans précédent en Europe. Des acteurs similaires existent au Royaume-Uni, aux Pays-Bas ou en Allemagne, mais peu combinent la sélection active d’un journaliste-entrepreneur, l’accès à une communauté structurée et des outils web dédiés au suivi de portefeuille comme le fait le Blast Club en France.
Au final, le Blast Club offre une opportunité intéressante pour les investisseurs prêts à prendre des risques calculés dans l’écosystème des startups. Il démocratise l’accès à une classe d’actifs autrefois réservée à une élite, tout en proposant un cadre structuré et une communauté engagée. Néanmoins, comme pour tout investissement à haut risque, il est crucial d’aborder cette opportunité avec prudence, en gardant à l’esprit que les success stories ne doivent pas occulter les risques inhérents à l’investissement dans de jeunes entreprises innovantes. Le conflit d’intérêts potentiel entre la notoriété médiatique d’Anthony Bourbon et la performance financière objective de ses choix reste un point de vigilance légitime — même si la co-investissement systématique de sa part constitue la meilleure réponse structurelle possible à ce conflit.
Questions fréquentes
Quel est le ticket minimum pour investir via le Blast Club ?
Le ticket minimum pour investir dans une startup via le Blast Club est de 1 000 €. À cela s’ajoute l’adhésion annuelle, qui varie entre 1 000 € et 10 000 € selon la formule choisie. Il faut donc prévoir un budget global suffisant pour diversifier sur plusieurs dossiers, idéalement 10 à 15 startups différentes, afin de bénéficier d’un véritable effet portefeuille.
Comment fonctionne la sélection des startups proposées aux membres ?
Chaque mois, l’équipe du Blast Club analyse environ 300 dossiers de startups. Seulement 2 à 3 projets sont sélectionnés et proposés aux membres. Le critère clé est qu’Anthony Bourbon investit personnellement dans chaque startup retenue, ce qui aligne ses intérêts avec ceux des membres. Un doc d’analyse complet accompagne chaque opportunité, parfois complété par une vidéo de présentation du fondateur.
Quelle est la fiscalité applicable aux gains réalisés via le Blast Club ?
Les plus-values réalisées lors de la revente de parts de startups sont soumises en France au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 %, aussi appelé flat tax, sauf option pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu. Des dispositifs comme le PEA-PME peuvent offrir une exonération partielle sous conditions. Il est recommandé de consulter un conseiller fiscal avant d’investir, notamment pour optimiser l’intégration de ces gains à votre patrimoine global.
Est-il possible de revendre ses parts avant la sortie naturelle d’une startup ?
Le Blast Club dispose d’une plateforme interne permettant des cessions de gré à gré entre membres. Cependant, la liquidité sur ce marché secondaire reste limitée et dépend de la demande des autres membres. Il est donc conseillé de considérer tout investissement dans une startup comme potentiellement bloqué pendant 4 à 7 ans. Cette contrainte de liquidité est une caractéristique commune à l’ensemble du capital-risque, pas une spécificité du club.
Quelle différence entre le Blast Club et une plateforme de crowdequity classique ?
Une plateforme de crowdequity classique agrège des projets déposés par des entrepreneurs sans filtre éditorial fort, avec peu d’accompagnement post-investissement. Le Blast Club, lui, fonctionne comme un club deal piloté activement par Anthony Bourbon : sélection personnelle, co-investissement systématique, suivi des startups, accès à une communauté de membres, contenus pédagogiques (articles, podcasts, dossiers). Ce modèle hybride entre fonds et média le distingue nettement des plateformes web généralistes.